Cacao : En route vers une production record, selon l’ICCO

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La production mondiale de fèves de cacao devrait atteindre un record au terme de la campagne 2020-2021. Selon l’ICCO, elle pourrait se situer à plus de 5 000 000 de tonnes.

L’Organisation internationale du cacao (ICCO) s’est voulue clair et précise : l’on s’achemine vers une production mondiale de cacao record, avec tout l’impact que cela pourra avoir sur les cours. Dans ses dernières statistiques trimestrielles, l’ICCO révise à la hausse ses estimations d’excédent de cacao sur la campagne 2020-21 en cours. Il serait de 165 000 tonnes (t) au lieu des 102 000 t estimées précédemment.

Notons qu’en 2019-20, l’excédent était marginal, de l’ordre de 10 000 t. L’appétit du monde pour les produits chocolatés va grandissant. Les producteurs mondiaux de cacao font des pieds et des mains pour satisfaire cette demande de plus en plus en forte croissance. C’est pourquoi, depuis des années, la production mondiale ne fléchit pas, malgré les aléas.

Les cours impactés

Une production qui caracole, alors que la consommation, certes, progresse, mais pas au même rythme. La récolte mondiale atteindrait 5,02 millions de tonnes (Mt), soit une hausse de 6,3% Sur ces 5,02 Mt, la Côte d’Ivoire atteindrait un record de 2,225 Mt. L’Afrique est le continent qui apportera la grosse part de cette production mondiale. Le continent contribuera en effet à au moins 77% de cette production. La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Cameroun sont essentiellement les États africains qui ont crevé les plafonds. L’Amérique ne fournira que 17% de cette production mondiale contre seulement 6% pour l’Océanie et l’Asie. Avec un tel niveau de production, les craintes d’une nouvelle chute du prix du kilogramme de cacao pour la prochaine campagne se trouve justifiées. Et là où les choses s’annoncent très corsées, c’est que la menace de la Covid-19 persiste.

Si la demande n’évolue pas, la campagne prochaine (qui débute en octobre) est de facto menacée, avec une possibilité de chute drastique du prix. Côté broyages, une nette progression est observée, ce qui est déjà un bon chose vu l’impact de la pandémie. Mais seulement de 3%, estime l’ICCO, à 4,81 Mt. Elle ne retrouve donc pas encore la vigueur d’avant la Covid-19. Si certains estiment que les cours n’auront pas d’incidence sur les planteurs, soutenus par les gouvernants, d’autres sont pessimistes au regard de la récente crise des prix bords champ que la filière a connu lors de la campagne 2019-2020.

Afrikmag

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