Bandi Anel

Des bandits et des Parlementaires dans une manifestation à Port-au-Prince

Actualités EN BREF Politique sakcho.net
Publicités

Ce mercredi 13 février 2019, l’opposition radicale n’a pas chômé dans son opération baptisée pays lock lancée depuis tantôt une semaine à Port-au-Prince et dans quelques villes de province du pays. Les revendications n’ont pas changé, elle réclame la démission du chef de l’Etat pour parvenir à un dénouement de la crise.

Contrairement aux jours précédents où la population, majoritairement des quartiers populaires était seule à manifester à travers les rues de la capitale, la grande manifestation d’hier nous a permis d’assister à des faits un peu différents.

Des Élus dans les rues.

Plusieurs Sénateurs, députés et maires ont été remarqués sur le parcours de cette manifestation qui avait d’ailleurs plusieurs branches. Interrogé sur leur présence dans la manifestation, ces élus ont tancé qu’ils ont décidé d’accompagner la population dans leur revendications. Faut-il rappeler que ces élus sont des représentants du peuple et normalement, dans la politique classique, ils devraient porter les revendications du peuple au niveau de leurs assemblées respectives et pas dans la rue. Dans un moment où la population appelle à révoquer le mandat de tous les élus, y compris les parlementaires, il faut croire que la présence des élus dans les rues est la preuve que leur mission n’est pas accomplie dans le Parlement et il devrait eux aussi jeter l’éponge.


Autre fait remarquable au niveau de cette manifestation, des bandits recherchés par la police étaient eux aussi sur le parcours, lourdement armés. Quels étaient leur objectif?

Il faut revenir dans les années sombres de 2003-2004 pour assister à des manifestations violentes à travers le pays où des chefs de gangs semaient la peur au niveau de la population haïtienne. La présence inexpliquée des chefs de gangs de village de Dieu, de Grand ravine dans la manifestation d’hier doit nous inviter une fois de plus, une fois de trop à tirer la sonnette d’alarme sur le risque que le pays plonge une fois de plus dans une guerre civile sans précédent. Ces chefs de gangs, reconnus pour leur accointance avec des parlementaires, devraient se mettre à la disposition de la justice pour les malheurs causés aux paisibles citoyens des banlieues de la capitale. Malheureusement, on assiste à une forme de légalisation des groupes armés même par nos élus, car aucun d’entre eux n’a dénoncé la présence de ces bandits dans cette manifestation.

S’il est vrai que les revendications de la population sont justes, les leaders doivent cesser d’instrumentaliser des groupes armés pour arriver à leur revendications politiciennes.

Facebook Comments
Publicités