Mon opinion sur le dossier PNH-Parquet vs Barreau

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Par : Marc-Aurèle

Depuis quelques jours un conflit impliquant les policiers, parquetier et avocats fait la une de l’actualité. Un conflit qui mettre face à face les policiers, Commissaire du gouvernement et avocats de certains barreaux de la république tous membres de la chaîne pénale ou plus globalement du système judiciaire. Policiers, parquetiers et avocats tous 3 métiers unis éternellement par le droit ou plutôt les sciences juridiques. Le policier ne peut travailler sans les parquetiers et l’avocat, vice-versa.

Tous sont unis par les divers codes qu’ils soient civils, pénaux, d’instruction criminel, rural, etc.
3 métiers où la connaissance du droit et de certaines branches du droit est un prérequis obligatoire tant il régit leur travail, délimite leur fonction, leur compétence et leur statut. À noter que les policiers et les avocats sont les auxiliaires de la justice. La force et la justice doivent marcher main dans la main.

Malheureusement, à notre grand étonnement, ces corps de métier sont constamment en conflit. Lequel conflit concerne surtout une interprétation des articles des différentes lois et décret, codes selon le corps auquel on appartient.

Les policiers par manque de connaissances substantielles interprètent la loi à leur manière. Les avocats l’interprètent selon le contexte et le cas où ils doivent assurer la défense d’un client. Les parquetiers selon leur position dans la chaîne pénale.

Au total 3 types d’interprétation.
Une personne ayant donc affaire à la justice est donc vu selon 3 interprétations.
Cette personne met donc par sa position de prévenu, client, présumé coupable, ces 3 corps de métier en opposition.
Pourquoi donc ? Chacun cherche à tirer le drap de la justice de son côté. Chacun en entrant en opposition avec un autre croit bien faire ce qu’il exécute. Le policier croit bien faire, le parquetier croit bien faire et l’avocat uni au client par un contrat intuitu, synallagmatique personnage croit aussi bien faire puisqu’il doit défendre son client contre vents et marées.

Tous les membres de ces 3 corps de métier par leur prétention particulier oublient qu’ils sont unis à tout jamais par le droit. Tous ont besoin de chacun, chacun a besoin de tous.
Et en oubliant cette union juridique, le client de l’avocat devient donc objet d’une discorde éternelle, préjudiciable à la justice.

Cette discorde déplace donc le conflit de son champ et le transforme en un conflit interprofessionnel et interpersonnel. Un conflit opposant la personne du policier à la personne de l’avocat et de la personne de celui-ci a la personne du parquetier. Il semble qu’un conflit qui fait la une et qui a mobilisé le barreau de Port-au-Prince et celui de Jacmel.

Ces conflits apparaissent donc comme un conflit de personnes. Ces conflits de personnes débouchent toujours sur des conflits entre et le métier. Le policier, le parquetier et l’avocat sont des humains, ils ont leurs qualités et leurs défauts. Et dans certaines situations, certains contextes, ce sont les défauts qui prévalent. Lorsqu’ils prévalent, on peut être sûr que le conflit prendra une allure qu’elle n’aurait jamais dû prendre : un conflit violent.

En raison des prérogatives qu’accorde la loi à ces 3 corps de métier, les uns se croient et se prétendent supérieur aux autres. Et cette prétention sera le ferment qui permettra l’extériorisation des défauts qui causent les conflits.


On peut être sûr, sans être démenti que les conflits qui bouleversent la distribution de la justice est de cet ordre.
Au moment de l’émergence de ces conflits les protagonistes policiers, parquetiers et avocats avaient mis de côté leurs qualités au profit de leurs défauts. Les défauts de chacun se sont affrontés.

La sagesse, l’humilité, la modestie, le tact n’ont pas été utilisés par les membres des 3 corps de métier.
Chacun se prévalant de sa supposée supériorité sur l’autre. Les excès de langage se mettent de la partie et entraînent la violence d’abord verbale et ensuite physique.

Pourquoi les jeunes avocats hommes et non les avocats d’âge mure ou les jeunes avocats femmes ?
Est-ce en raison de leur jeunesse, de leur fougue, ou bien des attitudes et des caractéristiques comportementales de la génération à laquelle ils appartiennent ?

 

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